La Ferrari 296 GTB est plus rapide — 1.3s plus rapide en moyenne sur 3 circuits partagés.
Lorsque McLaren s'est attaqué au développement de la 765LT, le cahier des charges était limpide : prendre l’explosive 720S et pousser chaque paramètre à son paroxysme. Le résultat ? Une voiture taillée pour le chrono, condensé de légèreté et de brutalité turbo. Chez Ferrari, l’approche pour la 296 GTB relevait davantage du manifeste : entrée dans une nouvelle ère, plus compacte, électrifiée, avec la volonté obstinée de prouver qu’un V6 hybride peut encore électriser les sensations et dominer la feuille de temps. Sur le papier, McLaren et Ferrari semblent engagées dans la même quête. Mais à l’épreuve du circuit, leurs personnalités et leurs points forts ne pourraient être plus distincts, comme le démontre la confrontation de données proposée par LapMeta.
Prenons le Hockenheimring - GP. Deux autos, configuration d’origine, et un même pilote d’essai d’exception, Christian Gebhardt. La Ferrari 296 GTB s'impose avec un 1:44.600, soit 1,6 secondes plus rapide que la McLaren 765LT et son 1:46.200. Ce n’est pas uniquement le fruit de l’avantage mesuré en puissance – 830 ch contre 765, avec l’hybride qui apporte un couple instantané – mais la démonstration de la manière dont la Ferrari exploite chaque cheval. Le moteur électrique de la 296 GTB agit comme un scalpel, aiguise la réponse à l’accélérateur et comble les creux de couple à la sortie des virages. Son dispositif hybride ne se limite pas à booster les watts : il rend la voiture plus flexible et permet d’anticiper les gaz avec assurance, surtout lorsque les gommes commencent à souffrir.
À l’opposé, la McLaren s’appréhende comme une leçon de pureté cinétique – près de 135 kg de moins sur la balance, et aucune concession dans le ressenti. Son V8 4.0L biturbo est un véritable marteau-pilon, accumulant la pression de suralimentation avec une violence qui peut facilement mettre en défaut les Michelin Cup 2 arrière à la moindre gourmandise du pied droit. Dans ses retranchements, la 765LT récompense la précision et l’agressivité mesurée. Le train avant offre une accroche stupéfiante, mais c’est la partie arrière qui impose le respect en appui. Le châssis, d’une transparence rare, communique chaque angle de dérive et transfert de masse à travers la coque carbone, mais il sanctionnera le moindre excès d’impatience. Résultat ? Une voiture grisante, parfois intimidante, qui exige un engagement total pour aller chercher les dernières fractions de seconde.
Sur le Lihpao International Circuit (G2) : deux voitures, toutes deux pilotées par Evan Chen, séparées par moins d’une demi-seconde. La Ferrari 296 GTB, chaussée de pneus Nankang CR-S à peine modifiés, devance la McLaren de 0,405 seconde (1:48.474 contre 1:48.879). Ici, la marge est infime, et pourtant la tendance persiste : la Ferrari s’exploite plus facilement, surtout pour ceux qui osent faire confiance à la réactivité hybride en sortie d’épingle. De son côté, la McLaren, allégée et dotée d’un châssis acéré, brille dans les changements d’appui à haute vitesse, mais se montre moins tolérante dès que la motricité vient à manquer – une auto qui réclame que chaque avantage soit conquis au talent.
Derrière ces temps au tour, deux visions s’opposent. La 765LT vise les puristes, les amoureux du retour d’information brut, ceux qui aiment flirter sans cesse avec la limite : elle célèbre l’adhérence mécanique et l’art des transferts de masse. La 296 GTB, elle, incarne le futur de Ferrari – un savant mélange d’émotions analogiques et d’intelligence numérique. Son hybridation ne s’impose jamais, mais elle veille en permanence, aplanissant discrètement la courbe d’apprentissage. Pour le pistard chevronné ou le club racer en quête du chrono absolu, l’enveloppe de performances et l’accessibilité de la Ferrari sont de vrais atouts. Pour ceux qui recherchent l’immersion totale et le frisson de dompter la bête, la McLaren reste une référence : exigeante, précise et pleinement vivante à la limite.
Spécifications
| Spécifications | McLaren 765LT 765LT | Ferrari 296 GTB 296 GTB |
|---|---|---|
| Années du modèle | 2021-2022 | 2022-2024 |
| puissance | 765 | 830 |
| couple (N_M) | 800 | 739 |
| Suralimentation | Oui | Oui |
| poids (KG) | 1,339 | 1,470 |
| Puissance par rapport au poids | 0.57 | 0.56 |
| Rang | #9 | #8 |
| Pneu |
60 P ZERO™ TROFEO R
245/35/19 / 305/30/20 |
80 PILOT SPORT CUP 2R
245/35/20 / 305/35/20 |
| Description du moteur | 4.0L Twin-Turbo V8 Gas | 3.0L twin-turbo V6 hybrid (F163 CE) |
| boîte de vitesses | 7-SPEED AUTOMATIC | 8-SPEED AUTOMATIC |
| Type de transmission | RWD | RWD |
| empattement (MM) | 2670 | 2601 |
| largeur (MM) | 2045 | 1958 |
| longueur (MM) | 4600 | 4569 |
| hauteur (MM) | 1158 | 1186 |
| 0 - 60 MPH | 2.7 Secondes | 2.7 Secondes |
| Vitesse maximale (KPH) | 330 | 330 |
| prix MSRP | $ 430,000 | $ 342,205 |
| Valeur actuelle | $ 550,000 | $ 315,000 |
| Temps au tour global vs moyen | -13.12s | -10.49s |
McLaren 765LT 765LT — Tours vs Moyenne
Temps au tour
| Nom de la piste | 765LT 765LT | 296 GTB 296 GTB | Écart | Mod | Treadwear TW | Vidéo |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Laguna Seca (Current) | 1:31.39 | 1:29.51 | +1.88 | Stock | 0–99 | |
| Hockenheimring (GP) | 1:46.2 | 1:44.6 | +1.6 | Stock | 0–99 | ▶ VS ▶ |